INTERNATIONAL | L’ultimatum de Donald Trump expire, le monde en alerte rouge
Alors que le conflit entre dans sa quatrième semaine, la tension atteint un paroxysme inédit. Entre menaces de destruction des infrastructures énergétiques, fermeture du détroit d’Ormuz et frappes de représailles sur des sites stratégiques, le Moyen-Orient vacille. Le point sur les dernières 24 heures.
L’ultimatum de la « dernière chance »
Le président étasunien Donald Trump a durci le ton ce week-end. Dans une déclaration officielle, il a posé un ultimatum de 48 heures aux autorités de Téhéran pour une réouverture totale et sans condition du détroit d’Ormuz. En cas de refus, Washington menace d’« oblitérer » les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes.
Pour rappel, l’Iran a instauré un blocus partiel du détroit, affirmant que la voie maritime ne retrouverait pas son niveau de trafic d’avant-guerre tant que les agressions israélo-étasuniennes ne cesseraient pas.
Escalade militaire : Arad et Dimona visées
Sur le terrain, la nuit de samedi à dimanche a été marquée par une offensive iranienne d’envergure contre le territoire israélien. Des missiles balistiques ont ciblé les villes d’Arad et de Dimona, cette dernière abritant le centre de recherche nucléaire du Néguev.
Bilan humain : Environ 200 blessés sont à déplorer côté israélien.
Dégâts : Si le site nucléaire n’a pas été directement touché, des projectiles sont tombés à quelques kilomètres seulement de l’installation, provoquant une onde de choc diplomatique.
En représailles, l’aviation israélienne a lancé ce lundi matin une nouvelle vague de frappes sur Téhéran, visant des centres de commandement et des installations de défense aérienne.
Un bilan humain et économique qui s’alourdit
Le conflit, déclenché fin février 2026 par l’opération « Furie Épique » (États-Unis) et « Lion Rugissant » (Israël), a déjà causé des pertes considérables :
En Iran : Les autorités sanitaires évoquent plus de 1 400 morts et des milliers de blessés, tandis que des ONG internationales craignent un bilan bien plus lourd en raison des bombardements quotidiens sur les zones urbaines.
Au Liban : Le front nord reste actif avec des affrontements intenses entre Tsahal et le Hezbollah, causant la mort de plus de 900 personnes.
Énergie : Le prix du pétrole continue de s’envoler. Le chef de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti que cette crise énergétique pourrait être « pire que celle des années 1970 ».
Vers une succession sous haute tension
La mort du Guide Suprême Ali Khamenei, annoncée début mars, a plongé le régime dans une phase d’instabilité. Son successeur potentiel, Mojtaba Khamenei, serait actuellement blessé ou incapable d’exercer pleinement ses fonctions suite aux frappes ciblées. Ce vide de pouvoir complique toute tentative de médiation internationale, alors que le département d’État étasunien appelle les citoyens du monde entier à une « vigilance accrue ».
